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FONT-ROMEU ET SES ENVIRONS

paysage

Située au cœur des Pyrénées catalanes en Cerdagne, Font Romeu est une commune de 2000 habitants,  bénéficiant d’un ensoleillement record (plus de 3000 heures de soleil par an), d’absence de pollutions physico-chimiques.
Font Romeu est le paradis des sportifs « pleine nature » : VTT, sports d’eau vive, parapente, spéléologie, parcours aventure, via ferrata, courses d’orientation, escalade, promenades équestre. Quête de sens dans les sports extrêmes ? (David Le Breton)
Venir à Font Romeu, c’est côtoyer la pleine nature, s’en imprégner grâce à de nombreux chemins de randonnée qui pénètrent les sous-bois, descendent à travers des pâturages, enjambent ruisseaux entre collines et hauts plateaux : une richesse de paysages exceptionnels !

 

Le site des Bouillouses situé à 2012 mètres d’altitude offre des panoramas grandioses et  magnifiques, parsemés d’une multitude de lacs (lacs de Carlit et de Pradeilles, entre autres).
Célèbres dans les Pyrénées, les nombreuses résurgences d’eau sulfureuse sont connues et sont appréciées pour leur caractère de détente et de relaxation.

 

Une flore exceptionnelle  s’étale dans les montagnes pyrénéennes : Lys des Pyrénées, Rhododendrons, Narcisses, Jonquilles, Gentianes, Lupins… Près de Font Romeu, la Vallée d’Eyne  s’avère être un enchantement. On chemine paisiblement dans un véritable jardin naturel. Connue des botanistes depuis le XVIIIe siècle et classée réserve naturelle depuis 1993, la vallée d’Eyne présente un intérêt tout particulier. Sa renommée est justifiée par la diversité des milieux rencontrés et par le nombre d’espèces rares, en faune comme en flore. 
Le jardin ethnobotanique, situé sur l’emplacement de l’ancien jardin potager de la ferme,  met aujourd’hui en valeur les espèces indigènes de la Vallée reconnues depuis des siècles par les botanistes, ainsi que des espèces apportées de toutes les Pyrénées catalanes.

 

Sanctuaire récemment couronné par sa classification en Parc Naturel Régional, la montagne Cerdane est un lieu de préservation d’une faune d’exception ; les pratiques pastorales implantées dans les zones de vallées et d’estives sont également intégrées aux missions de préservation du parc.
De nombreuses légendes sont alimentées dans les bois autour de Font-Romeu : on dit que de nombreuses fées y vivent. Souvent aperçues près des fontaines naturelles, elles y résident dans de mystérieux palais au fond des lacs.
Une légende raconte qu’un bouvier de Font-Romeu, intrigué par le manège d’un taureau se rendant fréquemment auprès d’un filet d’eau et creusant le sol, découvrit l’image de la Vierge.

L’Ermitage de Font-Romeu
L’Ermitage témoigne du célèbre pèlerinage catalan sur la route de St Jacques de Compostelle. La Commune doit son nom à la ‘’ font romeu ‘’, la fontaine du pèlerin.


 

Sur les pas des bergers de Cerdagne
Les heurs et malheurs de l’Histoire ont entretenu en Catalogne – et notre Roussillon d’aujourd’hui – un culte particulier à la Vierge. Au XVII° siècle, le Père CAMOS, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, décernait à cette région le vocable de Jardin de Marie.
La légende n’est pas vérité historique. Et pourtant, l’une et l’autre font l’Histoire, quant elles relèvent d’une certaine cohérence. Suivons les pas des bergers et bouviers d’Odeillo qui, depuis des temps reculés, conduisaient leurs troupeaux transhumants dans les clairières – dites vacants ou pasquiers – de la forêt de la Calme  La légende nous rapporte qu’un beau jour d’été, un bouvier, intrigué par le manège d’un taureau obstiné à gratter la terre, près d’une source,  creusa à son tour et découvrit avec joie une statue de la Vierge. Sans autre précision, l’événement pourrait dater du premier quart du XIVème siècle.
L’historien Mathias DELCOR, sur la foi de documents d’époque, explique que la statue aurait été cachée pour la soustraire aux exactions des hérétiques cathares qui ravageaient la région à la fin du XiI° siècle. A moins que, profitant de la présence de certains foyers d’hérésie, ce ne fut que destruction organisée par le vicomte de Castellbo, ennemi héréditaire de l’évêque d’Urgell, dont dépendait alors la Cerdagne.
La statue découverte fut alors conduite à l’église paroissiale d’Odeillo, qu’elle ne quitte que quelques semaines en été. En effet, rappelant les mouvements de transhumance, la statue est montée en procession de l’église d’Odeillo à la chapelle de l’Ermitage, le dimanche de la Trinité (El pujar), puis redescendue le dimanche le plus proche du 8 septembre (El baixar), à l’issue du pèlerinage suivi par une foule venue de tout le diocèse.

Un sanctuaire dans la forêt de la Calme
Dès la découverte de la statue, les moines de l’abbaye de St Martin du Canigou, alors propriétaires de la forêt de la Calme – les Comtes de Cerdagne leur avaient légué nombre de leurs propriétés – édifièrent un modeste oratoire, puis une première chapelle, mentionnée existante en 1525, accessible aux pèlerins de plus en plus nombreux à venir rendre hommage à la Vierge de Font-Romeu.
Dans les dernières décennies du XVII° siècle, pour faire face à l’affluence toujours croissante de ces pèlerins, il fut décidé d’agrandir le sanctuaire. Dans leur configuration toujours actuelle, les travaux de gros œuvre furent terminés en 1686, avec adjonction des contreforts en 1741. La chapelle fut bientôt meublée du superbe retable du maître-autel dû au ciseau du sculpteur catalan Josep SUNYER, qui décora ensuite le camaril  dont le visiteur ne manquera pas d’admirer la finesse du travail et la richesse des ors et polychromies, réalisations de l’atelier des peintres et doreurs de l’atelier ESCRIBA.
Les mobiliers de la chapelle – retables et camaril – sont considérés comme l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’art baroque catalan, témoignage toujours actuel des ‘’aspirations spirituelles de tout un peuple’’ (Eugène Cortade).
Les bâtiments contigus à la chapelle furent construits au cours d’une longue période de 190 années, pour répondre aux besoins toujours croissants d’hébergement des pèlerins des XVIII° et XIX° siècles. Ils abritent actuellement une antenne de l’Université de Perpignan et des logements pour étudiants.

La chapelle de l ’Ermitage est en principe ouverte à la visite en été (visites commentées possibles, contacter l’Office du Tourisme, avenue Emmanuel Brousse, Font-Romeu  04 68 30 68 30.

De nouveaux travaux de restauration – commencée en 1995 - sont  programmés ; ils permettront une nouvelle présentation des ex-voto peints, non visibles actuellement, qui rappellent pour la plupart un vœu de guérison ou représentent la catastrophe à laquelle on a échappé par l’intercession de Notre-Dame de Font-Romeu.
  
* Rédaction : Les Amis de la chapelle de l’Ermitage de Font-Romeu, association ayant pour objectif la sauvegarde de la chapelle, élément majeur du patrimoine local.

Le four solaire d’Odeillo

Construit en 1968, le four solaire d’Odeillo abrite le laboratoire du Centre National de Recherche Scientifique dont la spécificité est la recherche sur les matériaux et procédés à haute température. Classé "Infrastructure Européenne de Recherche", ce laboratoire du CNRS (PROMES) contribue à apporter des solutions aux problèmes d'énergie et d'environnement.
Accessible à tout public dès le plus jeune âge, Héliodyssée® vous accompagne pour une visite commentée par un animateur scientifique qui présente le fonctionnement et l'utilité du Grand Four Solaire d'Odeillo.
Une salle d'exposition, composée de maquettes et d'un film, complète la visite et permet de découvrir de manière amusante et interactive les différentes possibilités d'utilisation de l'énergie solaire, les différentes formes de l'énergie, les énergies renouvelables et les applications à l'habitat.